Et si vos tenues de yoga pouvaient aller aussi loin dans l’engagement éthique que dans votre pratique ? C’est exactement le pari de Kitiwaké, marque française fondée en 2017 par Cannelle Blanchard, styliste passionnée de sports doux et d’espaces sauvages. Des leggings sans coutures en nylon régénéré, des brassières bio-sourcées aux fibres d’huile de ricin, une production exclusivement au Portugal dans des ateliers audités : Kitiwaké prouve que beauté, confort et responsabilité font un trio parfait sur le tapis.
| 🌿 Pressé(e) ? Voici l’essentiel sur Kitiwaké | |
| 🎯 L’ADN | Vêtements de yoga et soft practices féminins, éco-responsables, conçus par des femmes pour des femmes |
| ✨ Ce qui la rend unique | Matières innovantes biosourcées et recyclées (ECONYL®, BR-4®, Seacell), gamme courte anti-surproduction, co-création avec la communauté |
| 🌱 Matières et certifications | ECONYL®, BR-4® (ricin), Tencel, Seacell, polyamide recyclé seamless ; certifications Oeko-Tex, EU Ecolabel, GRS |
| 💰 Gamme de prix | €€€ |
| 🛒 Où acheter | kitiwake.com (boutique en ligne actuellement en pause) |
Table des matières
L’histoire de Kitiwaké
Tout commence dans le Grand Nord. Lors d’un voyage au Spitzberg, Cannelle Blanchard lève les yeux vers le ciel et croise le regard d’une petite mouette tenace, le kittiwake, qui glisse dans les airs avec une grâce imperturbable malgré les conditions extrêmes. Cette rencontre devient une métaphore. Styliste diplômée de l’Atelier Chardon Savard, passée par le monde de la lingerie et de la mode conventionnelle, Cannelle rêve depuis longtemps de créer des vêtements qui lui ressemblent : féminins, techniques, durables, et en accord avec les valeurs de celles qui les portent.
En 2017, accompagnée de son associée Juliette, elle lance Kitiwaké via une campagne Ulule qui marque le début de la première collection. Le concept est précis dès le départ : des pièces pensées pour les soft practices (yoga, pilates, méditation), une gamme volontairement courte pour éviter la surproduction, et un approvisionnement exclusivement européen. Installée en Isère après ses débuts parisiens, Cannelle fait grandir la marque en direct avec sa communauté, s’entourant d’ambassadrices et de professeures de yoga qui testent, critiquent et co-créent les collections. En six ans d’existence, elle a tissé bien plus qu’une marque : une petite famille de pratiquantes engagées. Aujourd’hui, Kitiwaké entre dans une phase de pause, le temps pour Cannelle de souffler et de réfléchir à la suite de cette belle aventure.
Les engagements de Kitiwaké
Des matières qui racontent une autre histoire du textile
Ce qui frappe d’emblée chez Kitiwaké, c’est la sophistication du choix des matières. Loin du coton bio habituel, la marque a plongé dans l’innovation textile européenne pour construire une palette de matières aussi performantes qu’éco-responsables.
La star de la collection, c’est l’ECONYL® : un fil de nylon 100 % régénéré fabriqué à partir de déchets polluants récupérés dans les océans et sur les terres, comme des filets de pêche, des tapis usagés ou des chutes industrielles. Ce nylon régénéré affiche une réduction de l’impact sur le réchauffement climatique pouvant aller jusqu’à 90 % par rapport aux matières issues du pétrole, et peut être recyclé indéfiniment sans perte de qualité. C’est la matière de la ligne EKA.
Pour la ligne IMALA, Cannelle a misé sur le BR-4®, une fibre bio-sourcée brevetée par l’entreprise italienne Brugnoli, fabriquée à partir de l’huile de graines de ricin. Cette plante pousse en zone aride, consomme peu d’eau, et ne concurrence aucune culture alimentaire. Sa fabrication réduit les émissions de CO2 de 25 % et la consommation d’eau et d’énergie de 20 % par rapport à un polyamide classique. Le toucher ? Un velours ultra-léger qui ne retient pas l’humidité et régule les écarts de température.
La marque complète son vestiaire avec du Tencel (lyocell issu de la pulpe d’eucalyptus, produit en circuit fermé avec recyclage de plus de 99 % des solvants), du Seacell (mélange de Tencel et d’algues marines récoltées durablement) pour le t-shirt MEIKA, et une technologie seamless recyclé pour la ligne ASHA, qui supprime les coutures latérales irritantes tout en réduisant les déchets de coupe. L’ensemble du portefeuille est certifié Oeko-Tex, EU Ecolabel et GRS (Global Recycled Standard).
Une production au Portugal, auditée et transparente
Dès la création de la marque, le choix de fabriquer en Europe était non négociable. Les vêtements Kitiwaké sont confectionnés à Barcelos, au Portugal, dans des ateliers audités selon le référentiel SMETA (Sedex Members Ethical Trade Audit). Cet audit à 360° analyse les normes de travail, la santé et la sécurité, les droits des travailleuses et travailleurs, l’éthique des affaires et l’impact environnemental. Pas de sous-traitance opaque : la marque travaille en direct avec ses ateliers et leur rend visite régulièrement.
La proximité géographique n’est pas qu’un argument marketing. Elle garantit la traçabilité, réduit l’empreinte carbone du transport, et permet à Cannelle d’intervenir rapidement sur les contrôles qualité. Chaque phase de production est suivie par une équipe expérimentée qui concilie croissance économique et responsabilité sociale.
Un impact environnemental mesuré et documenté
Kitiwaké est allée plus loin que la simple déclaration d’intention : la marque a engagé une Analyse de Cycle de Vie (ACV) en partenariat avec Deceo, cofinancée par des fonds publics, pour mesurer concrètement l’empreinte carbone de ses produits phares. Les résultats sont édifiants. Le legging EKA en ECONYL® émet 2,3 kg de CO2 équivalent, et le legging ASHA en seamless recyclé 4 kg de CO2 éq, soit dans les deux cas moins de la moitié des émissions d’un simple t-shirt fabriqué en Chine. De quoi mettre en perspective le prix, souvent pointé du doigt.
La marque reconnaît honnêtement les défis rencontrés lors de l’ACV, notamment la difficulté à obtenir les données d’impact de certains fournisseurs de matières innovantes. Cette transparence sur les limites de l’exercice force le respect.
Les collections Kitiwaké
Kitiwaké ne joue pas la carte de la surabondance. La philosophie est claire : une collection par an, des pièces pensées pour durer, et des noms aux sonorités douces qui évoquent le mouvement et la nature (ASHA, EKA, NUNA, NITA, IMALA, MEIKA). Toutes les pièces sont conçues pour les femmes, tailles XS à XL.
Les brassières (EKA, NUNA) sont le coeur de la marque : certaines co-créées avec des ambassadrices professeures de yoga, elles allient maintien, liberté de mouvement et féminité avec des dos nageurs, des bretelles croisées ou des finitions côtelées. Les leggings (ASHA en seamless, EKA en ECONYL®) misent sur la ceinture taille haute, l’opacité totale et un maintien dans toutes les postures, y compris pour les femmes enceintes. Les pantalons (NITA, à la coupe légèrement évasée) apportent une touche plus urbaine, parfaits pour la transition tapis/café. Les sweats et t-shirts (DENA en Tencel, MEIKA en Seacell) complètent la silhouette pour la pratique au sol ou la récupération.
Une collaboration avec la marque de maillots de bain Ysé a également donné naissance à la ligne « Équilibre sur l’eau » en matières recyclées, preuve que Kitiwaké sait s’ouvrir à des partenariats porteurs de sens.
Notre avis Cortika : 4,5/5
Je me suis penchée avec sérieux sur Kitiwaké, et je dois dire que la marque m’a vraiment impressionnée par la profondeur de ses engagements. Voici mon analyse sincère.
Les points forts ✅
- ✅ Innovation matières remarquable : ECONYL®, BR-4® biosourcé, Seacell aux algues marines… Kitiwaké va bien au-delà du coton bio basique
- ✅ Transparence sur l’impact : l’ACV documentée avec chiffres réels de CO2 est rare dans ce segment de prix
- ✅ Production européenne auditée SMETA : ateliers portugais tracés, audits sociaux et environnementaux vérifiés
- ✅ Anti-surproduction assumée : une collection par an, une gamme courte, un modèle qui lutte structurellement contre le gaspillage
- ✅ Design réellement féminin : les détails (broderies, finitions côtelées, dos sculptés) font la différence avec les grandes marques de sport
Les points d’amélioration ⚠️
- ⚠️ Prix élevés : 85€ à 128€ pour un legging ou un pantalon, c’est un investissement qui reste hors de portée de nombreuses pratiquantes
- ⚠️ Marque actuellement en pause : la fondatrice a annoncé une mise en sommeil de l’atelier, l’avenir de la marque restant incertain
- ⚠️ Tailles limitées : la gamme s’arrête au XL, ce qui exclut une partie des pratiquantes
Pour qui ?
Kitiwaké s’adresse aux femmes qui pratiquent le yoga, le pilates ou la méditation régulièrement, et pour qui la qualité de la matière est aussi importante que la philosophie de la marque. Parfait pour les 25-45 ans sensibles à l’innovation textile éthique, prêtes à investir dans des pièces durables plutôt qu’à renouveler une garde-robe de sport à bas prix. Si vous cherchez une tenue dans laquelle vous vous sentez belle ET en accord avec vos valeurs, c’est ici.
Où acheter Kitiwaké ?
Site officiel :
kitiwake.com – La boutique en ligne reste accessible pour l’achat des pièces encore en stock, même si la marque a annoncé une pause de ses activités. Les stocks disponibles sont limités.
Boutiques partenaires et studios :
Kitiwaké était présente dans plusieurs studios de pilates et yoga en France et en Suisse, notamment le Studio Pilates & Co à Genève, le Studio Pilates Ouest à Saint-Germain-en-Laye et le Hot Yoga d’Annecy. Ces points de vente physiques restent à vérifier directement, compte tenu de la pause de la marque.
Prix moyens
- T-shirts : 69€
- Brassières : 69-75€
- Leggings : 85-105€
- Pantalons : 128€
Les alternatives à Kitiwaké
Si vous aimez l’univers Kitiwaké, ces marques partagent des valeurs et un positionnement similaires :
Girlfriend Collective (États-Unis) → Spécialiste du legging éco-responsable en polyester 100 % recyclé (bouteilles plastique), large choix de coloris et de tailles (XS à 6XL). Légèrement moins cher mais importé des États-Unis, donc empreinte carbone du transport à considérer.
Patagonia (États-Unis) → La référence mondiale de l’activewear responsable avec une gamme yoga/pilates en matières recyclées. Engagement environnemental exceptionnel (1 % for the Planet, réparation), mais positionnement plus outdoor que yoga spécifiquement.
Organic Basics (Danemark) → Basics sport en matières certifiées biologiques ou recyclées, production dans des usines certifiées, transparence totale sur les prix de revient. Style plus minimaliste et Scandinave, gamme mixte.
Notre verdict sur Kitiwaké
Kitiwaké, c’est une marque rare : celle qui fait ce qu’elle dit, et qui le prouve avec des chiffres. Les données de cycle de vie, les matières innovantes rigoureusement sélectionnées, les ateliers portugais audités… Cannelle Blanchard n’a pas pris les raccourcis du greenwashing. La pause actuelle est sincèrement attristante pour nous qui suivons la marque avec admiration, mais elle témoigne aussi d’une intégrité : mieux vaut s’arrêter que de trahir ses valeurs à la faveur de la croissance. Si les stocks sont encore disponibles sur le site, c’est le moment ou jamais de s’offrir une pièce qui vous durera des années !




